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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

« Cela fait un an que je cherche, sans succès »

6 Avril 2011, 17:56pm

Publié par PCF Villepinte

Société - le 5 Avril 2011

LOGEMENT ETUDIANT

Alors que le gouvernement organise aujourd’hui une bien pompeuse « Conférence nationale sur le logement étudiant », nous avons recueillis les témoignages des principaux intéressés. Entre petits boulots épuisants et colocations précaires, ils racontent la galère du logement étudiant.

 

Rémi Jaffelin, 27 ans, étudiant en musicologie

« Je voulais partir de chez mes parents.  Sans revenu fixe à côté de mes études, j’ai d’abord opté pour une sous-location, mais les prix étaient trop élevés. Je me suis retrouvé à prendre une colocation excentrée vers Melun. Le prix n’était pas donné et j’avais plus d’une heure de transport chaque matin. J’ai réussi à tenir avec la bourse et les aides,  en prenant aussi un petit boulot de surveillant dans un internat. Mais au bout d’un an, ce n’était plus tenable. Je suis retourné vivre chez ma mère à Paris, le temps de mettre un peu d’argent de côté.  Voilà un an que je cherche un logement, sans succès.  J’ai visité des dizaines d’appartements, à des prix prohibitifs, souvent excentrés, et même pour certains avec des dégâts des eaux. A chaque fois, le propriétaire demandait de gagner trois fois le prix du loyer, ou bien d’avoir un garant qui gagne quatre fois le prix du loyer. C’est loin d’être mon cas. Avec mon petit boulot de pion, Je ne gagne que 600 euros, c’est à peine le prix d’une chambre de bonne dans Paris. »

Zoé Bourdier, 24 ans, en master de sociologie.

« Pour payer mon petit F2 dans le centre de Caen, j’ai dû prendre un boulot de serveuse dans un bar de nuit. Je travaille de minuit à 4 heures du matin pour gagner environ 400 euros. Autant dire qu’au réveil, je suis exténuée. Or, les journées de cours sont longues, c’est très difficile de tenir ce rythme. »

Katia Miras, 27 ans, étudiante à l’IUFM.

« Ca fait 10 ans que je suis parti de chez mes parents, et j’ai enchaîné les appartements précaires. Je viens de trouver un F2 dans le 11e arrondissement de Paris, grâce à mon ex petit ami qui a bien voulu se porter caution. Ma mère, qui est femme de ménage à la retraite, ne gagne pas suffisamment pour se porter garante.  Jusqu’ici, ça faisait six ans que je vivais dans un 11 m2. J’habitais au 6e étage sans ascenseur, avec toilettes sur le palier. Et Je payais un peu plus de 400 euros par mois. Financièrement, j’ai tenu jusqu’ici avec 600 euros par mois, grâce à la bourse et aux aides personnalisées au logement. Mais il n’y a pas de solution miracle : pendant toutes ces années, j’ai mangé des pates tous les jours. »

Propos recueillis par Manuel Vicuña

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location étudiante 24/06/2011 15:53


Je galère aussi.. courage!